La nuit d’Automne tremble et se voile Résignée dans le noir Elle qui n’avait pas de rivale A perdu le trône ce soir J’ai vu le suffrage des étoiles Se prononcer à la gloire D’une Nymphe au teint de l’opale Aux lèvres de pétales Dans la pénombre elle dévoile Une beauté sans égale
J’ai étreint la gardienne Des fleuves et des fontaines Scellé mon cœur à la peine Plus jamais nuit n’est sereine Mes rêves sont emplis de haine La folie coule en mes veines Des Naïades j’aime la Reine
La nuit d’Automne est sous le charme De l’innocente douceur La Lune a déposé les armes Elle s’est cachée de douleur L’ombre est passée sur mon cœur Et depuis lors je pleure Les filles D’Océan sont belles Leurs rires planent dans le vent Les filles d’Océan sont celles Qui brûlent les âmes et le sang
La nuit d’Automne écoute ses larmes Se briser sur les pierres Octobre pleure avec moi...